J'archive des heures qui passent. Tenir un journal féconde l'existence.

À lire aussi de Sylvain Tesson

Pour le malheur du Dalaï-Lama, les fils de Mao, eux, ne font jamais grève.
Les flottes de l'orage mettent en déroute les voiles des cumulus.
Sur les trottoirs de Peshawar, des femmes voilées emportées par un vent contraire.
Dans le port de Valparaiso, les destroyers ignorent que l'océan est Pacifique.
Les polders hollandais: un accompte sur la mer dont la note sera salée.
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Dans la même œuvre

Trop de facilité recouvre l'âme de suie.
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse.
S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement des objets.
Un bois n'a jamais refusé l'asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.